Troubles & liens · borters.ch
Très répandu et souvent sans suite — important en cas d’immunité affaiblie et en grossesse.
Aussi appelé: cytomégalovirus · CMV · HHV-5
Ouvrir dans l’outil — avec la recherche et tous les liens →Cette compilation sert à l’information et ne remplace ni diagnostic ni traitement médical. En cas de troubles, consulter un médecin.
Herpèsvirus très répandu (HHV-5), le plus souvent latent et sans danger chez les personnes saines. Grave en cas d’infection congénitale (première cause infectieuse de surdité et de troubles du développement) et d’immunodépression (post-greffe : rétinite, colite). Diagnostic par sérologie (IgG/IgM) et PCR.
L’infection passe comme un léger épisode ou totalement inaperçue, et le virus reste ensuite latent. On le cherche et le traite seulement là où il a des conséquences.
La source principale est le jeune enfant. Se laver les mains après les couches, ne pas partager cuillère ou sucette, ne pas embrasser sur la bouche — cela abaisse nettement le risque et c’est la seule mesure que l’on tient soi-même.
Si un enfant naît avec cette infection, la conséquence la plus fréquente est une surdité qui apparaît plus tard. D’où des tests auditifs réguliers les premières années.
Sous forte immunosuppression, le virus latent peut se réactiver. On mesure donc la charge virale à intervalles fixes et l’on traite tôt, avant les symptômes.
Première cause infectieuse de surdité congénitale — l’hygiène en grossesse réduit le risque.
Reste latent à vie ; réactive surtout en cas d’immunodépression.
Parfois fièvre et fatigue chez le jeune adulte — comme la mononucléose (EBV).
Chez la personne en bonne santé, on ne traite pas ; le virus reste ensuite silencieux à vie. Les antiviraux comme le ganciclovir et le valganciclovir sont utilisés en cas de défenses affaiblies et après une greffe — ils maintiennent le virus bas, ils ne l’éliminent pas. Chez le nouveau-né symptomatique, un traitement de six mois peut protéger l’audition ; le début dans le premier mois de vie est déterminant.
Environ cinquante à quatre-vingts adultes sur cent portent le virus. C’est l’infection la plus fréquente transmise de la mère à l’enfant : environ un nouveau-né sur deux cents est concerné, et parmi eux environ dix sur cent présentent des signes à la naissance. Une perte auditive peut n’apparaître que dans les premières années — d’où un contrôle de l’audition sur des années chez les enfants concernés. Les jeunes enfants excrètent le virus des mois dans la salive et les urines.
La plupart des infections passent inaperçues. Quand des signes apparaissent, ils ressemblent à la mononucléose : fièvre pendant une à deux semaines, fatigue, courbatures — mais avec moins de mal de gorge.
Une atteinte hépatique légère est fréquente et se découvre souvent par hasard lors d’une prise de sang de routine, alors qu’on se sent seulement fatigué.
Une première infection pendant la grossesse est la situation qui compte. La voie la plus fréquente est le contact avec la salive et l’urine des jeunes enfants — se laver les mains après les couches et ne pas partager les couverts sont les leviers simples.
Un périmètre crânien trop petit, un ictère prolongé, des pétéchies, et surtout une perte auditive qui n’apparaît qu’au fil du temps. C’est pourquoi l’audition est contrôlée à plusieurs reprises.
Le point majeur : une primo-infection en grossesse peut atteindre l’enfant — le CMV est l’infection congénitale la plus fréquente et la première cause non héréditaire de surdité de l’enfant. La transmission passe surtout par la salive des jeunes enfants.
Avec des défenses intactes, le virus reste silencieux. Sous cortisone, après greffe ou en immunodépression, il se réveille — c’est là le vrai risque, non la primo-infection chez la personne saine.
Le CMV se transmet par la salive et les liquides corporels, pas par les aliments. En grossesse, l’hygiène des mains avec les petits enfants compte donc plus que toute règle alimentaire.