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Cancer du testicule

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Touche surtout les hommes jeunes — et reste très curable même avancé.

Aussi appelé: cancer du testicule · séminome · non-séminome

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Cette compilation sert à l’information et ne remplace ni diagnostic ni traitement médical. En cas de troubles, consulter un médecin.

Le cancer le plus fréquent chez l’homme entre 20 et 40 ans environ — et l’un de ceux dont les perspectives de guérison sont excellentes, même à un stade avancé. Signe habituel : induration indolore ou augmentation de volume d’un testicule, parfois une sensation de pesanteur. Comme il touche des hommes jeunes et se traite bien, l’autopalpation occasionnelle est utile : connaître son état normal permet de remarquer tôt un changement. Un testicule différent d’avant doit être examiné en urologie.

Leviers & voies

étudiéDemander l’avis de la réunion de concertation

Le plan de traitement n’est pas fait par une seule personne mais par une réunion réunissant chirurgie, oncologie, radiologie, pathologie et radiothérapie. On peut demander ce qui y a été discuté et quelles alternatives ont été évoquées.

étudiéUn deuxième avis est usuel, non une marque de méfiance

Avant une grande décision, il est prévu dans beaucoup de cliniques, et le dossier vous appartient. Il coûte une à deux semaines — acceptable dans presque tous les cas, et on le demande si cela presse.

étudiéBouger pendant le traitement

C’est aujourd’hui une partie du traitement et non son contraire : cela réduit la fatigue, préserve muscles et os et améliore la tolérance. Commencer encadré, moins les mauvais jours, mais pas rien.

étudiéMaintenir le poids compte plus que tout régime

Une perte de poids involontaire dégrade la tolérance de tout traitement. Les régimes restrictifs nuisent ici plus qu’ils n’aident — devant une anorexie, un conseil nutritionnel précoce est utile, avant que les kilos ne manquent.

étudiéTraiter la douleur tôt et régulièrement

À heure fixe plutôt qu’à la demande : plus efficace et globalement moins de produit. La peur de la dépendance est ici mauvaise conseillère — la douleur non traitée coûte sommeil, appétit et forces.

étudiéAssocier l’accompagnement dès le début

Accompagnement psycho-oncologique, conseil social pour assurance et travail, et la question de qui prend quoi en charge à la maison. Ce n’est pas une mesure de secours mais un début — et les proches en font partie.

étudiéAvant le traitement : congeler du sperme

Cette question précède le premier jour de traitement — elle ne se rattrape pas. De même pour les ovocytes chez les jeunes femmes atteintes d’autres cancers ; le demander est usuel.

infoCe que le médicament fait — et ce qu’il ne fait pas

Le cancer du testicule est guérissable dans la plupart des cas, même disséminé — ce qui le distingue de presque tous les autres. La chimiothérapie à base de platine y agit exceptionnellement bien et se déroule en trois à quatre cycles sur neuf à douze semaines. Elle est donc donnée à pleine dose et sans délai ; ici, un report coûte plus qu’ailleurs. Le sperme est congelé avant le début, le traitement pouvant altérer la fertilité pendant des mois, voire durablement.

infoChiffres et durées

C’est le cancer le plus fréquent chez l’homme de quinze à trente-cinq ans — et l’un des mieux traitables : plus de nonante sur cent guérissent, environ quatre-vingts même en cas de dissémination. Une cryptorchidie dans l’enfance augmente le risque, même après correction. L’autopalpation dure une minute et se fait le mieux après la douche. Après le traitement, le suivi s’étend sur cinq à dix ans.

Troubles possibles

étudiéUn durcissement indolore

Un nodule dur et fixé dans le testicule lui-même — non dans l’épididyme en arrière. Il ne fait en général pas mal, et c’est précisément pourquoi il est souvent signalé tard.

étudiéLourdeur et tiraillement dans l’aine

Une lourdeur unilatérale, un tiraillement sourd dans l’aine ou le bas-ventre, une augmentation soudaine du volume testiculaire ou une hydrocèle nouvelle.

étudiéL’auto-examen après la douche

Quand la peau est chaude et détendue, une fois par mois : rouler chaque testicule entre pouce et doigts, comparer les deux. Il s’agit de changement, non de perfection — et cela concerne surtout les hommes de vingt à quarante ans.

associéTension dans la poitrine

Une glande mammaire nouvellement sensible ou gonflée chez l’homme peut venir d’hormones produites par une tumeur testiculaire. C’est rare, mais c’est un signe que personne ne relie spontanément au testicule.

étudiéDouleurs testiculaires

Le plus souvent, cela ne fait justement pas mal — c’est une induration indolore qui frappe. Une traction ou une lourdeur existe, la douleur est l’exception.

Analyses sanguines

étudiéAFP

L’une des trois valeurs qui servent au classement et au suivi. Elle ne pose pas le diagnostic — celui-ci passe par l’échographie et le tissu. Une valeur normale n’exclut rien: une partie des tumeurs ne produit aucun marqueur.

étudiéhCG

La même substance qui fait réagir un test de grossesse — un tel test peut donc être positif chez un homme. Là encore : pour le classement et le suivi, non pour le diagnostic.

associéLDH

Une mesure grossière de la masse tumorale. Non spécifique, mais elle entre dans le classement.

Nutriments

étudiéProtéines

La perte de masse musculaire influe sur la tolérance au traitement. Un apport protéique suffisant réparti sur la journée, avec du mouvement, est la part que l’on tient soi-même.

associéVitamine D

Des taux bas sont fréquents en cas de maladie prolongée, et la correction compte pour l’os et le muscle. Pour des cures à haute dose contre la maladie elle-même, il n’existe pas d’études ; elles peuvent interférer avec le traitement.

associéVitamine B12 et acide folique

Font partie du bilan d’une anémie sinon trop vite attribuée à la maladie ou au traitement. Les deux se dosent et se corrigent facilement.

étudiéHydratation

Nausées, diarrhée et fièvre déshydratent vite, et plusieurs traitements sollicitent le rein. Boire assez n’est pas ici un détail.

Suppléments

étudiéVitamine D3 (+K2)

Après ablation d’un testicule, la testostérone baisse durablement chez une partie des hommes — et avec elle la densité osseuse, souvent mesurable des années après. Vitamine D, calcium et musculation vont en sens inverse ; la testostérone se mesure aussi.

étudiéMagnésium

Le cisplatine fait fuir le magnésium par le rein, et la perte persiste souvent des mois à des années après. Crampes et palpitations dans cette période ont ici souvent une cause mesurable.

mixteComplexe B

Les fourmillements aux doigts et orteils après chimiothérapie au platine persistent chez une partie. La B6 est souvent conseillée mais lèse elle-même les nerfs dès environ 50 mg par jour sur des mois — la dose normale du complexe est la voie sûre.

infoVitamine B12

En cas de carence — véganisme, seniors, certains médicaments — nettement utile et bien étayée. Sans carence, pas de coup de fouet.

Hormones

associéTestostérone

Après une ablation, l’autre testicule prend le relais. Avant un traitement, la question du désir d’enfant compte plus que n’importe quel dosage.

Alimentation

infoAprès le traitement : cœur et vaisseaux

Après chimiothérapie, des problèmes métaboliques et vasculaires surviennent plus souvent des décennies plus tard. Tension, lipides et poids sont donc suivis — l’alimentation agit ici sur des décennies.

mixteLe sucre nourrit la tumeur — ce qui est vrai

Cette phrase s’appuie le plus souvent sur la TEP : on injecte du glucose faiblement radioactif, et la tumeur s’allume. Cela montre que les cellules tumorales captent le sucre plus vite que le tissu voisin — pas que le sucre mangé les nourrit. On vient à jeun à la TEP, et la tumeur s’allume quand même ; la glycémie, le corps la maintient lui-même dans des limites étroites. On ne l’affame donc pas ainsi. Un lien établi existe pourtant, mais il passe par la masse grasse : en 2016, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) a analysé les études disponibles et retenu des preuves suffisantes, pour treize cancers, que l’absence de surpoids diminue le risque. Cela concerne la prévention — ce n’est pas une réponse à la question de l’origine d’une maladie déjà là.

Approches alternatives — ce que les gens utilisent

étudiéMouvement & sport

Après chimiothérapie, des problèmes métaboliques et vasculaires surviennent plus souvent des décennies plus tard. Le mouvement en suivi est donc plus que de la forme — c’est de la prévention à long terme.